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Vos TémoignagesJ’ai trois enfants dont un garçon de sept ans qui est « parfois malade ». Nous avons découvert, il y a deux ans, qu’il avait la Fièvre Méditerranéenne Familiale, plus connue sous le nom de Maladie périodique. Mon mari et moi ne connaissions pas cette maladie. Et pourtant, elle touche plus de 30% de juifs sépharades. C’est une maladie génétique de type récessive, les deux parents sont porteurs du gène. Autrement dit, une maladie héréditaire. A la suite de la conférence sur la maladie périodique et autres fièvres récurrentes héréditaires sous la présidence du Pr. Reinert à laquelle j’ai assisté, j’ai eu envie de vous faire partager la teneur de cette réunion. Il ne faut pas rester dans l’ignorance. A tout moment, dans notre entourage, famille ou amis, nous pouvons rencontrer une personne présentant les symptômes et ne connaissant pas cette maladie. Nous avons vécu une longue période d’errance médicale ; en cinq ans, consultations de
différents médecins, visites à l’hôpital, prises de sang, radiographies, scintigraphie,
traitements antibiotiques. Et les crises survenues brutalement disparaissaient au bout de trois
ou quatre jours. Ne pas savoir, c’est une situation difficile à gérer pour le malade bien
entendu, mais aussi pour tous ceux qui l’entourent au quotidien. Ce n’est pas évident, ni pour
les professeurs, ni pour l’infirmière de l’école qui vous appelle sur votre lieu de travail :
« Votre fils a 39° de fièvre, il se plaint de la jambe et a du mal à respirer ». La pyrine, la Les médecins présents à la conférence, sont convaincus des bienfaits de la colchicine. Elle peut être efficace à 100% et limiter les crises à une ou deux par an. A cet instant, je me suis rendu compte que ce n’était pas le cas de mon fils. Cependant, certains patients ont fait part de leur expérience et ont expliqué qu’avec l’âge les crises pouvaient s’estomper de façon significative. Alors gardons espoir. Des sérieuses recherches sont entreprises dans ce domaine. Je suis sortie de la conférence, rassurée d’être entourée par ce réseau de médecins à l’écoute des patients, du généticien au praticien jusqu’au professeur en médecine spécialiste des problèmes liés au dépôt d’amylose. Ainsi, j’invite tous ceux qui se sentent concernés, ou simplement intéressés par cette maladie qui touche particulièrement notre communauté, à me contacter ou à adhérer à l’association de la Fièvre Méditerranéenne Familiale et des Fièvres Récurrentes Héréditaires ( Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ). En parler, c’est entrevoir le chemin d’une première guérison. Karine Je suis une femme âgée de 49 ans, d'origine arménienne. Mes premiers symptômes sont apparus en décembre 1989, fortes migraines, douleurs articulaires et fièvre entre 41 et 42 pendant 45 jours d'affilée ! ... VS très élevée, symptômes inflammatoires
mais tous les examens réalisés s'avéraient, bien entendu, négatifs. Dans les bilans sanguins, le syndrome inflammatoire persiste, et la PCR reste un peu élevée, le reste va assez bien. Je continue mes crises plus espacées et qui débutent toujours de la même manière: une énorme fatigue m'envahit, elle me "coupe les jambes". D'une minute à l'autre, je n'ai plus aucune énergie, et je baille sans cesse. La crise dure entre 3 jours et une semaine environ, mais les douleurs sont migratoires, ce qui fait que malgré les années je ne reconnais pas toujours "ma" maladie; parfois je crois commencer une grippe, parfois une gastro-entérite, ou une crise de rhumatisme, des douleurs articulaires violentes, des migraines, des douleurs dans la mâchoire, etc. ... Je reconnais que c'est la maladie périodique si, lors de ces douleurs je prends de l'aspirine et que je suis soulagée dans la 1/2heure qui suit. Je prends Colchimax tous les jours. Avec Colchicine j'avais toujours mal au ventre et j’avais des diarrhées ; c'est fini avec Colchimax, je n'ai plus les troubles abdominaux. Je vous remercie d'avoir créé ce site. Véronique Bonjour, Moi c’est Pascale, 40 ans. Puis, il y a 7 ou 8 ans, j’ai commencé à déclencher des crises « bizarres » qui duraient 1 semaine : fièvre, douleur thoracique, articulaires, musculaires, diarrhée, sensation d’ébriété (tête qui tourne, manque d’équilibre). Comme j’étais dépressive à ce moment là, on m’a dit que c’était psychosomatique sans chercher à me soigner. Après 3 ans d’errance médicale auprès de spécialistes et même dans un hôpital où on me faisait des examens sans rien me donner comme résultat, j’ai « atterri » en médecine interne au CHU de Limoges où j’ai enfin été écoutée et prise en charge correctement. C’est mon rhumatologue et ma gynéco qui m’ont conseillé d’aller dans un CHU en médecine interne. On m’a diagnostiqué tout de suite une thyroïdite de Hashimoto. Je vais beaucoup mieux avec la colchicine. Au CHU à Limoges j’ai enfin trouvé quelqu’un qui m’écoute et ne m’a pas dit « c’est
psychosomatique ». Je prends, entre autres médicaments, 1,5 mg de colchicine par jour (Colchimax) Je voyage aussi, je reviens d’Egypte où le climat est excellent pour nous. Ce qui me peine beaucoup, ce sont les personnes qui disent que je ne suis pas malade parce que je n’ai pas un cancer par exemple. Les gens qui ne comprennent pas que je sois fatiguée, qui ne comprennent pas que je souffre de douleurs articulaires alors que mes articulations ne sont pas gonflées. Les gens qui croient que je suis maigre et que je ne mange pas de tout parce que je ne veux pas manger. Ma maladie est probablement la FMF mais je n’ai pas de mutation génétique connue de la FMF.
Le Professeur qui me suit m’a redit récemment qu’il y avait encore des mutations inconnues
responsable de cette maladie et que j’étais probablement porteuse de l’une d’entre elles.
Je souhaite de tout mon coeur qu’on trouve ces mutations car j’aimerais être sûre à 100% d’avoir cette
maladie, comme ça je serai sûre que ça n’en est pas une autre. Je suis une passionnée des pays arabes et de leur culture (cuisine, danse, musique)………… Depuis qu’il y a cette association je me sens beaucoup moins seule. Je peux demander des conseils, discuter avec d’autres. Merci à ses fondateurs. "Nous avons les résultats génétiques : votre fils Jérémy a la mutation 694 du gène MEFV " Je ne comprenais pas très bien ce que le Professeur voulait nous dire mais cela semblait devoir nous soulager. "Jérémy a très certainement la Maladie Périodique. Il suivra un traitement quotidien à vie à base de colchicine. Ce remède est souvent miraculeux non seulement dans l'espacement des crises mais surtout en prévention d'une évolution plus sérieuse : l'amylose rénale". L'entretien n’avait duré que quelques minutes et nous nous étions retrouvés, Jérémy, sa maman et moi dehors, devant l’hôpital. Nous étions à la fois vaguement soulagés de connaître enfin la cause des crises répétées de Jérémy et aussi un peu "sonnés" par cette annonce. Nous avons tenté d'expliquer cela de façon simple à Jérémy qui avait 7 ans à l’époque. Il
a commencé son traitement le jour même (…) Jusqu'à ce jour, nous avions été dans le schéma classique de l'errance de diagnostique. Depuis sa naissance, Jérémy n'avait cessé d'être malade. Pendant les premières années de sa vie, des épisodes fébriles, récurrents toutes les 4 à 6 semaines, que nous avions mis sur le compte d'une fragilité et d'un manque d'immunité, courants dans la petite enfance puis plus tard sur le compte « d’ EPISODES VIRAUX ». A partir de 6 ans, les douleurs abdominales ont commencé, liées aux crises fébriles. A cette époque, Jérémy a été hospitalisé pour une appendicectomie puis finalement il a échappé à l'intervention inutile avec toujours le même diagnostic : Episode viral. Lors d'une hospitalisation de Jérémy, le hasard nous a mis en présence d'une ancienne pédiatre - retraitée ! En nous quittant, elle nous a dit une phrase magique : " Ayez en tête, la maladie périodique ! On ne sait jamais ! ". A partir de ce jour, nous avons commencé à nous documenter sur cette maladie dont je
connaissais déjà le nom et le traitement puisque mon oncle en est atteint. J'ai interrogé ce
dernier (qui avait, jusqu'à présent, très rarement parlé de sa maladie) qui m'a signalé
d'autres cas dans la famille. J'ai consulté les sites Internet dans lequel nous avons trouvé
des contacts de médecins spécialisés et de centres de recherche génétique. Jérémy vit maintenant normalement depuis près de 6 ans. Et même si je n'ai pas vraiment considéré que Jérémy était un enfant malade ni ressenti une quelconque culpabilité, je perçois néanmoins une confuse inquiétude sourde : La colchicine sera-t-elle toujours disponible et efficace ? Que sera le long terme ? L'amylose ? Mais je m'efforce de ne pas m'inquiéter inutilement et de profiter pleinement de la bonne santé de Jérémy. La FMF fait officiellement partie de ma vie (reconnue et identifiée comme telle) depuis maintenant 5 ans. Cela a été un soulagement d’apprendre qu’il y avait une raison génétique aux problèmes de santé récurrents que je connaissais depuis tout petit. Cela m’a valu de trop nombreuses explorations médicales et c’est un médecin de
médecine générale en centre hospitalier qui m’a fait faire le test génétique. Les crises surviennent aujourd’hui à raison de 2 par mois au lieu de 4 à 5 auparavant. Elles durent rarement plus que 24 heures. Les gros facteurs déclencheurs chez moi sont probablement le stress et la fatigue. Les effets ont toujours accompagnés la crise avant (je sais quand une crise va arriver) et après : aphtes, problèmes de digestion, yeux rouges, problèmes de peau ont toujours accompagné les crises sans parler de
Quand une crise survient aujourd’hui, elle est certes plus espacée qu’auparavant mais aussi plus accablante. On se sent alors très seul, c’est comme une petite mort. Je l’ai longtemps refusée, je l’accepte désormais et vis avec. Je me suis trouvé en surdosage de colchicine à un moment avec un début d’intolérance à ce médicament. C’est un spécialiste de cette maladie à Tel Aviv qui a réglé le dosage. J’ai eu la chance il y a un an et demi de rencontrer un médecin qui me permet un traitement et un régime adapté pour combattre les effets secondaires de la maladie et pour renforcer mon organisme pour que chaque crise soit moins douloureuse et moins redoutable à surmonter. Cela a été une vraie délivrance car je récupère mieux après une crise ou entre deux… Nous avons deux filles âgées de quatorze et vingt ans. Les crises de douleurs abdominales ont commencé chez la plus jeune quand elle avait cinq ans au rythme d’une par mois. Elles s’accompagnaient de douleurs aux épaules, de fièvre et d’une grande fatigue. Nous étions bouleversés par la violence de la douleur et notre incapacité à soulager notre enfant. Nous avons même pensé que son mal était mortel. Nos origines connues sont éloignées du pourtour méditerranéen. Nous sommes un
«exemple atypique» et aucun médecin ne répondait à une demande de plus en plus
pressante au fur et à mesure que le temps passait et que notre angoisse augmentait. Après six années d’errance, nous avons échoué chez un médecin homéopathe qui a rapproché les douleurs abdominales des douleurs articulaires et qui a émis l’hypothèse de la maladie périodique. Là, tout a été vite: test génétique positif, diagnostic et colchicine…Notre fille a vécu cette période comme une délivrance car une réponse existait. Ce n’était pas une maladie imaginaire. Malheureusement, la colchicine a fait disparaître la fièvre mais pas les crises douloureuses entretenues par une mauvaise intégration au collège et peu d’amis à qui parler. Pour la première fois, nous avons eu le sentiment d’être entendus et compris. A la suite de ces échanges, nous nous sommes rendus compte que notre fille aînée, qui souffrait de douleurs thoraciques depuis trois ans, douleurs mises sur le compte d’un accident de voiture, pouvait aussi être atteinte. Examens faits, la maladie périodique est avérée et nous saurons dans trois mois si les crises ont disparu sous colchicine. De nouveau un soulagement face à une réponse et cette fois une relative tranquillité car il n’y a pas eu de problèmes scolaires ni sociaux et peu de démarches médicales. Je pense que l’on peut très bien co-exister avec la maladie périodique à condition que la prise en charge permette aux familles et aux malades d’acquérir le recul nécessaire pour organiser leur vie. C’est pourquoi, il me semble important de diffuser l’information le plus largement possible, y compris auprès des médecins, et d’adhérer à l’association pour créer un réseau. Le pire est le silence et l’isolement. J’ai 41 ans et je suis d’origine sépharade. J’ai ce qu’on appelle la Maladie
Périodique. Je prends actuellement et quotidiennement le soir 1 comprimé de
Colchicine 1mg. Trimestriellement, je demande à mon médecin une analyse de sang et une recherche d’albuminurie Mes premiers symptômes recensés ont commencé vers l’âge de 9 ans. J’ai contacté l’hôpital de Villeneuve Saint Georges (une seule consultation). Je suis une femme de 34 ans, mariée, 2 enfants (4 ans et demi et 7 ans) et enceinte de 6 mois de mon troisième. Je suis atteinte de FMF, homozygote (porteuse des deux gènes celui de mon père et ma mère). J'ai toujours souffert depuis mon enfance, mais ma maladie n'a été découverte qu'après la naissance de mon 1er enfant en 1999, soit il y a 7 ans seulement (test sanguin à l'Hôpital Cochin). J'ai toujours souffert et je peux vous dire qu'étant enfant et adolescente, j’ai connu tous les symptômes de cette maladie. Mes parents s'en veulent de ne pas avoir pu déceler plus tôt cette maladie, mais ils ont fait confiance à la médecine qui n'a pas pu poser de diagnostic plus tôt me concernant. Lorsque j'étais enfant, ne pas finir son assiette était synonyme de caprice d'enfant, alors que les douleurs me tordaient le ventre. Arrivée à l'âge de la puberté, on associe certains maux à des problèmes gynécologiques (pour les filles). A l'adolescence, scolarité difficile car j'étais souvent absente, crises de douleurs et fièvre, surtout en période de stress (examens, contrôles, bac blanc …). Puis à l'âge adulte, dans le monde du travail, on vous considère un peu comme un malade imaginaire, à partir du moment où aucun diagnostic n'a été posé. Raconter mes diverses hospitalisations et interventions chirurgicales serait trop long, mais quoiqu'il en soit, à partir du moment où on sait ce que l'on a, la vie change tout à coup, car on se bat pour quelque chose, on se bat pour "essayer de vivre normalement" avec la Colchicine qui freine considérablement les crises. Je souffre de la maladie périodique depuis environ l'âge de 8 ans et diagnostiquée très rapidement. Je suis née en Tunisie (Juive sépharade). Aucun traitement, hormis des antalgiques lors des crises (thoraciques se déplaçant vers l'abdomen, fortes fièvres, douleurs articulaires). J'en avais souvent (3 à 4 par mois). Je suis arrivée en France à l'âge de 20 ans. Toujours aucun traitement. Un médecin généraliste m'avait prescrit (en 82) de la colchicine, mais à très fortes doses. Donc insupportable !!!! J'ai eu 2 garçons qui sont en parfaite santé. Mon mari, qui est juif d'Afrique du Nord également, n'est pas porteur de la maladie.... Jusqu'au jour (béni) où, surfant sur le net, j'ai découvert le nom d'un spécialiste exerçant à l'Hôpital de Villeneuve St Georges dans la Région Parisienne (94) et qui s'occupe de cette maladie. Excellente prise en charge ; 1 comprimé de colchicine tous les soirs - au long cours + 1 demi comprimé en ce moment tous les deux jours (l'âge pouvant accroître la fréquence des crises).Batterie d'examens tous les 6 mois, pour vérifier notamment le bon fonctionnement de mes reins. Un test génétique (avant traitement) a été fait. J'ai la forme la plus grave de la maladie
(homozygote) et le médecin se demande, avec toutes ces années de crise sans
traitement - comment j'ai pu être de ce monde encore (...). J'avais un frère qui souffrait
de cette maladie et qui est décédé à l'âge de 65 ans, mais d'autre chose. Je vous précise que je suis traitée seulement depuis 1998, donc à peine depuis 8 ans.
Ma vie a littéralement changé : mes crises apparaissent sous forme atténuée que très
rarement. Ou bien de temps à autre (en ce moment), le soir principalement : très forte
fièvre avec |



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