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Diagnostic et traitementsApproche diagnostique devant une fièvre récurrentePour rappel, la FMF est une maladie difficile à diagnostiquer. Quand un doute s’installe, voici la démarche conseillée par les spécialistes des centres de référence pour confirmer le diagnostic
Le traitement de fond : la colchicineLa colchicine est le seul médicament qui ait une véritable action de fond sur la FMF.
La colchicine est issue d’une fleur : la colchique d’automne, plante bulbeuse que l’on trouve en Europe, Elle serait originaire du Colchide, ancien pays d’Asie au sud du Caucase. On la trouve surtout dans les prairies humides et les plaines. Une fois le diagnostic de la FMF établi, la colchicine est prise tous les jours et à vie. Elle aide à compenser le dérèglement immunitaire, diminuant ainsi la fréquence et l’intensité des crises jusqu’à les faire disparaître complètement pour environ 50% des malades. Pour les autres, les symptômes (fièvre et douleurs) persistent mais sont en général atténués. Précisément, la colchicine doit être prise quotidiennement en prévention de la survenue des complications ; ce n’est pas un médicament de la crise elle-même. Dans tous les cas, elle fait disparaître le risque d’ En France, il n’existe qu’une forme de colchicine : le comprimé de 1 mg présenté en boite de 20. La forme injectable a été interdite depuis plusieurs années en Europe et depuis 2007, aux Etats-Unis. Les effets secondairesEn début de traitement, la diarrhée est difficile à éviter pendant 1 ou 2 mois et fait partie de l’adaptation au traitement. Le Colchimax®Le Colchimax® comprend en plus de la colchicine, de l’opium ( Interactions médicamenteusesIl est déconseillé d’administrer des Les premières utilisations de la colchicine dans la FMF remontent au moins aux années 50, et c’est de 1972 que datent les premières publications d’essais thérapeutiques montrant l’efficacité de ce traitement dans la prévention des accès aigus de FMF. Les « formes résistantes » à la colchicineOn désigne par ce terme les patients qui n’ont pas d’amélioration sous traitement. La cause la plus fréquente est une irrégularité de la prise du médicament (observance) ou une dose insuffisante. Si l’observance et la dose sont cependant optimales et en l’absence de facteurs déclenchant qui pourraient être évités ou traités, il faut alors envisager des traitements plus lourds. Des cas ont été améliorés avec un inhibiteur de l’Interleukine 1β (l’anakinra) et/ou des inhibiteurs du TNF (etanercept ou infliximab), accompagnées d’études complémentaires qui sont nécessaires afin de valider l’utilisation de ces médicaments dans la FMF. Les traitements pendant les crisesSi la colchicine a prouvé son efficacité dans la réduction de la fréquence et de l’intensité des crises, elle n’est pas le médicament de la crise elle-même. Il existe aujourd’hui un panel de traitements très large anti-douleurs (les antalgiques) et anti-inflammatoires qui peuvent aider les malades. Quel comportement avoir quand une crise démarre ?Si le patient se connait et est certain qu’il s’agit d’une crise, il connait en général son « cocktail » qui lui fait maitriser la crise. Quel traitement ?La pratique dans certains pays consiste à augmenter ponctuellement la dose de colchicine quand les patients voient venir les crises (de l’ordre d’un demi-comprimé par jour). En France les avis divergent : pour certains spécialistes ; cette démarche n’est pas conseillée car l’action de la colchicine est lente et l’effet de l’augmentation de la dose ne serait réelle que bien après la fin de la crise ; d’autres la proposent. Une fois la crise installée, certains médicaments – comme les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) comme l’ibuprifène par exemple - diminuent les symptômes. Chez certains patients, ce sont les corticoïdes qui sont plus efficaces mais ils ne sont pas conseillés du fait du risque de dépendance (cf. suite du paragraphe). Le paracétamol peut aider à faire baisser la fièvre. Pour atténuer les douleurs, la codéine ou d’autres antalgiques peuvent également agir. A chaque patient de trouver sa recette avec l’aide de son médecin. Il peut être conseillé de prendre un protecteur gastrique en cas de prise de AINS fréquente. Quelques conseils dans l’usage de certains médicamentsPour les anti-inflammatoires, prendre celui qui marche le mieux mais attention, ne jamais prendre l’ibuprofène et l’aspirine en même temps. La Viscéralgine forte® et les médicaments comprenant de la noramidopyrine ont été retirés du marché depuis quelques années en France. Ils n’ont pas été interdits en Israël par exemple. Attention, cette L’expérience et les « trucs » de chacun sont également intéressants à partager, chacun pouvant y trouver des moyens de mieux supporter les crises
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Le 4 septembre, 


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